Oui, mais … Spécialisée en quoi ?

Viens, je parle avec toi sur mon dos …

J’ai vraiment un feeling incroyable … Il y a un mois de cela, je parlais de la maquerelle, celle qui fait semblant de s’intéresser à vous pour ensuite aller vous poignarder sauvagement dans le dos. Hé bien j’avais raison. Elle est mauvaise la maquerelle.

J’ai des soucis de santé handicapants, qui m’empêche parfois d’aller travailler. J’ai cumulé quelques jours d’arrêts depuis septembre, non pas gaieté de coeur, vu que j’aime mon travail, et que je fais vite le tour de chez moi, mais bien parce que je suis complètement immobilisée. Alors oui, je pourrais aller au travail en pyjama (puisque je ne peux pas m’habiller), en puant (puisque je ne peux pas me doucher), et en marchant millimètres par millimètres (puisque marcher m’arrache des larmes de douleur). J’avoue je pourrais. Mais non.
Mon directeur est au courant de ma situation (il a été jusqu’à me demander si j’étais reconnue comme travailleuse handicapée, ce qui est à mon avis le comble pour une éduc spé). Je reconnais que cela ne l’enchante pas, mais je pense aussi qu’il est satisfait de mon travail, puisque j’ai rapidement pris mes marques, et que j’ai réussi à poser les choses correctement avec les enfants, en respectant mes convictions et mes valeurs, le tout avec l’humour décapant que vous me connaissez (si, si, avouez que je suis super caustique comme nana).

Mais c’étais sans compter sur la maquerelle (connasse), et ses copains, qui ne se sont pas démontés, et qui ont été voir mon supérieur pour leur dire que quand même, j’étais tout le temps absente, et que c’était pas une bonne idée de m’embaucher. Alors oui, c’est vrai, c’est dur pour eux, parce que mes enfants sont répartis sur les groupes, et ils ont un peu plus de travail à faire, c’est fatigant. Et puis, le midi, il faut qu’un éduc roulant se détache pour aller manger avec mes 6 ou 7 gosses, et c’est pas évident parce que d’habitude, ils sont deux éducs pour deux enfants, et déjà ils étaient professionnellement épuisés. Et puis, en plus, si je suis absente un lundi, mon tour de récré, bah mes deux collègues il faut qu’elles s’occupent UNE DEMI HEURE des enfants, au lieu d’un quart d’heure, vous vous rendez compte ? C’est harassant non ? Et si jamais un de mes enfants a un accident pipi caca, c’est pas évident, parce qu’il faut se déplacer pour aller chercher une dame de service pour qu’elle le change. Il faut parcourir 50 mètres dans l’établissement, vous ne vous rendez pas compte de l’énergie dépensée … Et puis, mes jeunes ont un bon niveau, alors on ne peut pas tout dire devant eux, difficile alors d’assouvir leur passion pour la vie des autres quand on a des enfants qui peuvent tout entendre et tout répéter. Frustrant comme situation non ? Non, vraiment j’abuse. Je pourrais faire un effort.

Ou alors … ou alors … Je les emmerde. Ouais, ça c’est bien aussi.

Nan, concrètement, on pourrait penser que ça m’atteint, mais pas vraiment. J’ai dans le passé déjà pris très cher dans ma tête, étant « la stagiaire qui sert à rien », aujourd’hui, je suis blindée face à tout ça, et en fait, ça me fait plus pitié qu’autre chose. Parce que finalement, ces maquerelles, ils ont des vies teeeeeellleeeeeement pas passionnantes qu’ils préfèrent aller parler de moi à d’autres personnes. C’est triste non ? C’est vrai que mon existence est palpitante, des fois il m’arrive des trucs, et parfois, je fais des machins. J’avoue, ça suscite l’envie.

Vous savez aussi que j’aime me lancer des fleurs, et répéter tout le temps que je suis la meilleure éduc du monde (c’est vrai en plus). Sérieusement, je suis une bonne éduc, je le sais, mais j’énerve parce que je travaille. Enfin, j’énerve ceux qui sont léthargiques, et je donne du pep’s à ceux qui ont besoin que ça bouge. Mais rendez vous compte ; j’ai rédigé mes projets de groupe en temps voulu, et en plus de ça, mon projet photo est pertinent et donne des résultats supers intéressants avec les enfants, qui s’investissent. Qu’est ce que je suis une garce quand même. Je mérite bien qu’on essaye de me faire virer.

Enfin, promis, un jour, j’irais parler sur mon dos avec vous. Et je laisserais mes gosses ne rien faire de leur journée, je passerai mon temps à les engueuler parce que je ne m’entends plus ragoter avec mes copains collègues, en les autorisant à patauger dans leur pisse et leur caca parce que j’ai la flemme de les changer …

Ben quoi, c’est pas ça que vous voulez ?

 

25 novembre, 2013 à 20:56


5 Commentaires pour “Viens, je parle avec toi sur mon dos …”


  1. Jenn écrit:

    Promis un jour je viendrais parler avec toi sur ton dos…

  2. jadmirecequetufais écrit:

    Tiens, y’a pas que dans ma boite que ça se passe comme ça ? Y’a pas que dans ma boite où quand on bosse avec rigueur, passion et désintérêt ça énerve et ça suscite de la jalousie ? aaaaah… ben à vrai dire, je sais pas si ça me rassure ou si ça m’inquiète…

    Dernière publication sur "J'admire ce que tu fais" : tetelefou lui !

  3. Ta soeur écrit:

    Enc**** va !

  4. eiwhaz écrit:

    Potiron, potiron.

  5. Mya écrit:

    Pitoyable pffff !!! J’ai connu aussi ce genre de chose et pire encore… De la calomnie, de la manipulation, des mensonges qui à l’époque m’ont carrément fait douté de ma conscience professionnelle et de mon intégrité !!!! Ça m’a valu stresse angoisse de poursuivre le travail avec des collègues faux-culs, et le déclenchement d’un psoriasis !!!! Mais heureusement c’est bête à dire, mais j’étais soutenu par le chef de service et la direction. Et oui, je fais semble t il partie des professionnels reconnues pour faire plutôt du bon travail…. Lol

    Aujourd’hui, un peu plus d’expérience et sans doute aussi avec un peu plus de maturité, je reste sur mes gardes et tente de me préserver de ces oiseaux de mauvais augures.


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